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Un ULM Toulousain foule la terre Corse…

Pilotes : G BENIGNI aux commandes du FK9 Bravo Papa.

Le récit de l'aventure (texte du pilote). Août 2003
Récit diffusé dans VOL MOTEUR de Février 2004. -->



L'idée d'une traversée maritime ne vient pas rapidement à l'esprit d'un pilote d'ULM, pourtant, tout bien réfléchi rien ne s'y oppose. Un "coucou" bien équipé et bien entretenu, avec un peu d'autonomie, un pilote confirmé, un co-pilote pas trop ignorant de l'activité aérienne, ajouté à cela une bonne prudente motivation, manifesté autant dans la préparation que dans la réalisation de l'aventure. Tout peut contribuer à générer ce que certains pourraient considérer comme une audace un peu osée ou même risquée ?

L'idée de rejoindre la terre Corse avec un multi-axes nous est venu naturellement, nous les 2 compères, au demeurant frères de sang ayant à eux deux dépassé un siècle d'âge. Rejoindre notre mère et notre sœur là-bas, quoi de plus naturel !
Voici donc le décor planté, passons au scénario.


Le scénar :
On part de Toulouse en déposant un plan de vol pour une directe plein Est, puis on se pose en Corse à Ghisonaccia en faisant si besoin une escale après Toulon. Pour le retour, on fait le tour de l'île avant de regagner la maison, avec un report possible de 2 jours selon météo. Simple non ?

L'ULM : F-Bravo Papa du club ACTMP, un FK9 mécano-sécurisé : avec 5 heures d'autonomie ça devrait aller (pour 2 heures maxi prévues au-dessus de l'eau !).

Les acteurs :
Gérard le pilote : qui rentre du Tour ULM 2003, et 130 heures sur la machine,Gabriel le second pilote, frère cadet du premier : trois quart d'heure d'expérience en ULM et une solide connaissance aéronautique acquise sur simulateurs d'avion de ligne…

Alors on y va ? … C'est parti …


Toulouse Lasbordes 14 août 2003
A 8h nous arrivons au hangar, Alain le mécano est déjà là. La météo n'est pas très bonne, nuages bas et soudés. Nous sortons notre oiseau blanc du hangar et préparons notre départ : GPS supplémentaire, appareil photo, bidon d'huile, bougies, cartes : IGN, Michelin, aéro., les Vac aussi, puis 2 gilets pour la survie en mer avec radio-balise (obligatoire, mais ça rassure aussi…), radio de secours, lampe, couverture de survie et piles pour le 2ème GPS.

F-JI-Bravo Papa est fin prêt, index départ : 1625.10, verrière, hélice et carlingue propres, prévol ok, mais la météo n'est pas au mieux. La directe sur Montpellier n'est pas possible, nous n'avons pas d'ADI. Thierry nous sort la carte TEMSI qui montre que seule la zone de Toulouse est nuageuse... Appel de Carcassonne où il fait beau avec même une activité voltige...

Discussion avec Jean Louis qui nous conseille de partir vers Villefranche de Lauragais et de voir si ça passe. Conseil suivi. Tentative de dépôt de plan de vol par Internet, mais ayant quelques difficultés avec l'ordi, nous le déposons par téléphone, ce qui est plus simple ( il est accepté, c'est bon signe, les dieux nous sont favorables !) Mise en route à 8h45 et départ. C'est la 34 en service, les vents aussi nous sont favorables ! Plan de vol activé avec Toulouse-info 121,25.

Nous restons assez bas, sous la couche en cherchant un passage, … vers la gauche, c'est plus clair, …tiens c'est la ville de Revel, on est trop au nord... changement de cap et passage à côté de la Montagne Noire, où tout est fermé.

Nous évitons la zone de Carcassonne en passant au Nord de la CTR ; châteaux de Saissac puis Lastours, le plafond se soulève et nous respirons mieux, on est passé. Puis le ciel bleu apparaît ! Nous avons l'impression que le rideau se lève enfin et que le spectacle va commencer… ouf !…

Nous commençons notre montée vers 5500ft et cap sur le VOR de Montpellier. Nous avons prévu d'enchaîner les 4 VOR: FJR, MTG, MRM, STP au niveau 55.

Nous contactons MPR-info " F-JIBP en entrée de zone sous plan de vol et transpondeur sur 7000 "
Réponse: " Transit accepté, affichez : 7032 et rappeler verticale terrain ".

A partir de cette prise en charge, tout devient plus simple, il suffit de tenir l'altitude et le cap.

Nous passons au-dessus du terrain de Pézenas, puis la mer est en vue, la grande bleue que l'on va côtoyer… Puis la ville de Montpellier s'étale sous nos ailes; Palavas-les-flots ressemble d'en haut à un immense oiseau avec son bec pointant vers le large !


Palavas les flots.


La veille du départ, nous avions entré dans le GPS de nav. tous les VOR en convenant de les identifier par les premières lettres : VOR. Pour les autres points de notre circuit, ils commenceront tous par la lettre C comme Corse; ceci pour qu'ils soient tous groupés dans la liste.

A 10h15 nous passons verticale sur la piste de Montpellier-Méditérannée, beau temps légèrement voilé, mer bleue, photos, puis Cap sur le VOR de Martigues: MTG.

En sortie de zone, MPR nous contacte pour quitter et passer sur Rhône 127.72 (nous coupons les axes de Istres) Après la grande Motte, la Camargue défile sous nos ailes, belle vue d'ensemble. Nous sortons la carte Michelin pour mettre un nom sur les villages, les étangs, les canaux et rivières.

Cette fois-ci nous sommes vraiment parti, l'impression est intense, on est vraiment sorti du tour de piste ! Ce n'est plus un vol local qui se termine rapidement mais une nouvelle dimension, plus lointaine est pourtant si facile, si accessible !


Marignane et sa pelouse beige.


La Camargue se déroule tout autour de nous avec ce lent défilement, Bravo Papa avance de son pas régulier, et confortablement assis dans le ciel nous regardons les "rampants" s'agiter sur les bandes étroites que l'on appelle des routes… un sentiment de détachement nous surprend !

Puis nous contactons Rhône qui est au courant et nous demande de maintenir 7032. Cap sur le VOR de Marseille: MRM.

Nous passons avec Provence sur 127.72 qui nous demande d'afficher 5472.

Le survol de l'aéroport de Marseille-Marignane par un ULM est fabuleux, merci aux contrôleurs de nous avoir autorisé ce transit ! Suit l'immense ville de Marseille et son port que nous survolons, l'enchevêtrement des rues… comment font-ils pour s'y retrouver dans ce labyrinthe ?


Le port de Marseille sous l'aile droite de BP.


En sortie de zone, Provence nous demande de passer avec Marseille, ce qui est fait, mais nous sommes sans pilote automatique et, sans accoudoir au siège depuis plus de 2 heures, il faudrait donc qu'on lève le coude un peu…

Nous demandons le niveau 35, puis signalons à Marseille notre intention de nous poser sur le terrain de dégagement prévu: Cuers-Pierrefeu (à 15 minutes devant nous). Marseille nous déclare : " vous poser clôturera votre plan de vol, il faudra en ouvrir un nouveau pour continuer." Hésitation de notre part, quelques minutes de discussion, va-t-on entreprendre dans la foulée la traversée ? A-t-on assez de pétrole ? il nous reste 30 litres qui pourraient suffire…

La météo est bonne, le vent favorable, inutile de stresser, nous décidons l'ETF. Le plan de vol avait été accepté à Toulouse, donc on ne devrait pas essuyer de refus pour continuer ! Pendant la préparation de cette épopée, la DAC Toulouse nous avait demandé pour le survol maritime en ULM le dépôt d'un dossier de … record ! Mais suite à un contact directe avec la DGAC, celle-ci a répondu : " respecter les conditions VFR de l'aviation générale suffit aux ULM ". Notre appareil est équipé d'un transpondeur en mode C, on va pas nous demander un mode S !

Nous quittons Marseille-info qui clos le plan de vol et contactons RAI sur 118.27; c'est un répondeur automatique qui donne des infos et la fréquence d'auto-info sur Cuers : l'écoute du trafic nous indique que la 11 est en service, nous poursuivons notre descente pour un kiss relaxe.

Piste très longue, nous sortons à la première bretelle, pas de taxiway. La piste est à l'extérieur de la clôture et nous passons sur les rails du portail pour entrer dans l'ancienne base militaire, direction la pompe. Le bureau de piste est un shelter situé à côté des pompes.

Après avoir pris 30 litres pour Bravo Papa, on s'acquitte de la taxe d'atterrissage et, on va lever le coude au frigo du shelter.

Pour repartir, il nous faut déposer un nouveau plan de vol et là : problème, comment faire ? mais la solidarité aéronautique va jouer.

A côté de nous à la pompe il y a un TB 9, et un des pilotes nous propose son portable avec un numéro programmé à Nice qui prend les plans de vol par téléphone...et ça marche ! Merci à nos bons amis du TB 9.


A 12h17 nous décollons de Cuers
, et contact avec Marseille. A 12h33 nous passons le VOR-STP de St Trop' à 3000 ft. Ce sera notre altitude sur la mer, jusqu'à l'approche de l'île de beauté.

Commence alors le survol maritime si "angoissant" avant d'y arriver. Dés le départ, une brume qui semble immobile nous entoure, nous voyons encore la mer par les côtés mais pas devant, où est donc l'horizon ? quelque part derrière cette brume blanche qui monte du bleu de la mer jusqu'à l'infini au-dessus de nous…

Il ne faut pas se laisser distraire, une mise en virage lente ne se sent pas et lorsqu'on ne voit plus la mer d'un côté, on a une sensation perturbante de déséquilibre.

Mais l'atmosphère est très calme et BP ne bouge pas, il se dirige presque seul ! la brume non plus ne bouge pas, elle semble se déplacer en même temps que nous, ce qui nous donne une impression d'immobilité !

Le pseudo horizon du GPS nous est utile pour confirmer l'inclinaison. Le circuit permanent du regard va de l'altimètre, au cap, au GPS, puis à la surface de la mer, pour voir si elle est toujours à la bonne place. Nous aurons deux infos de trafic en sens inverse, mais nous ne les verrons pas.

Nous quittons Marseille-info au point CERMA à 12h48 et passons avec Nice qui nous demande d'afficher 7031 et de rappeler au point MERLU.

Notre albatros glisse dans l'air, température moteur, pression d'huile, niveau d'essence, tous paramètres au beau fixe, merci le mécano, c'est là qu'on pense à toi !

Passage au point MERLU à 13h04

Le vent nous est favorable et la vitesse sol donnée par le GPS atteint 210 km/h alors que le badin ne donne au mieux que 160 pour 4700 t/m, la mer s'est couverte de moutons... qui aident à visualiser sa surface. Si les conditions de visi se dégradent, nous pouvons toujours demander à descendre, mais à notre altitude nous profitons au maximum du vent avec une route et un cap très proches.

Nous commençons à voir des tâches noires sur la droite ... la côte Corse ?... mais ce ne sont que des ombres de nuages plus denses qui donnent cette impression.

Enfin la côte se dessine plus nette, le désert des Agriates, puis le golfe de Saint Florent et le col de Teghime plus haut que nous. Au col, point NW de Bastia, nous appelons sur 124.72.

Transit par l'Ouest de leurs installations accepté et plan de vol clôturé. En sortie de Bastia au point Sierra, nous contactons Solenzara, puis Ghisonatch' qui répond et nous autorise une approche directe sur la 19. Ce terrain n'est pas ouvert au public (un fax d'Ajaccio doit être obtenu, et nous l'avons)

Magnifique piste et taxiway tout neuf. C'est le pilote du remorqueur de planeur qui nous a répondu, il nous accueillera et nous proposera un hangar ouvert pour laisser le Bravo Papa à l'abri pendant 2 nuits. On l'arrimera puis on retirera tout ce qui est dedans, le BP n'a pas de porte qui ferme à clef !

Fin de la première manche, le score n'est pas mauvais, 1629.40 au compteur soit 4h30 pour 740km. Demain c'est le vendredi 15 août…mi-temps… , avec plage, repas en famille et farniente !


Le Retour à la maison…

Pour le retour, nous avions pris de la marge en cas de mauvaise météo, avec un retour possible le dimanche, ou même le lundi. Mais ce samedi matin il fait un temps superbe : un ciel de rêve et pas un brin de vent. La météo (VFR de Nice) est bonne pour toute l'île, avec seulement des brumes côtières sur le continent.

Départ à 8h10, nous sommes les seuls sur le terrain. Solenzara nous répond et nous autorise le transit maritime à 1000 ft. Nous suivons sur une carte Michelin notre périple, navigation très facile, de plus nous avons le soleil dans le dos, le contraste est fort, les falaises sont très lumineuses, côte escarpée sans route d'accès. Dans notre bulle en plein ciel, nous visitons d'en haut : Porto-Vecchio, les îles Cavallo des milliardaires, la très longue calanque de Bonifacio qu'un 360 nous permet d'admirer, les tours génoises et les magnifiques demeures en bord de mer...

Puis, nous passons avec Figari qui nous autorise à poursuivre par la côte jusqu'à Propriano en rappelant aux points de report de leur zone. Propriano en vue, nous intégrons directement la vent arrière 28 et direction la pompe, Bravo Papa a soif. L'escale est sympa avec des campeurs presque sous les ailes de leurs avions, un bar-restaurant à proximité et la plage en bout de piste... le rêve ! Une destination idéale pour une escapade de week end. Nous rencontrons l'équipage d'un pendulaire et affinités d'ULMistes oblige, nous sympathisons. Un paradis pour ULM !


Propriano


Plein fait, le pompiste nous prélève aussi une taxe d'atterrissage, mais dépose notre plan de vol par fax ! Pas besoin de téléphoner ! Puis il nous montre le Notam interdisant l'entrée à tous les VFR dans la CTR d'Ajaccio… donc il faut passer loin en mer, ou plein Nord par-dessus le maquis Corse … pas de feux signalés…

Après quelques boissons fraîches nous re-décollons en partant plein nord, mais il faut monter à 4000ft. Par habitude, nous contactons Ajaccio pour nous signaler, et là, bonne surprise il nous autorise l'entrée dans leur zone, et même le survol vertical de leurs installations ! C'est la route directe vers le point Merlu via le point NW, nous transitons donc par-dessus leur terrain sur ... la radiale du VOR de Nice ... que nous ne captons pas…

Puis Nice nous demande de rappeler LONSU que l'on n'a pas entrée dans le GPS, mais on l'estimera par rapport au point Merlu déjà "visité".

Pour ce retour, la mer est calme et sans mouton, seulement quelques bateaux qui tracent leurs sillons d'écume blanche contrastant avec le bleu profond de la mer. L'horizontalité est plus difficile à estimer, la brume est toujours là et nous demandons à descendre à 2500ft. Accepté. Le contrôle nous signalera à plusieurs reprises des trafics parfois en sens inverse et à 500 ft au-dessus. On met l'anticoll, on "chouffe" et on continue, mais nous n'en verrons aucun !

Le survol maritime est plus long. Après le point Merlu, des nuages fragmentés apparaissent et la brume semble être plus dense, passer par-dessus n'est pas envisageable, la couche est continue, par-dessous éventuellement ou faire demi-tour... Nous maintiendrons les 2500 ft jusqu'à la côte, mais avec beaucoup de vigilance, à cette altitude nous bénéficions encore d'un petit vent favorable.

Sur le point STP la fatigue nerveuse se fait sentir et le gilet tient chaud, nous signalons à Nice notre intention de nous poser à La Mole-St Trop'. Accepté, notre plan de vol est clos. Au revoir Nice.

A 5 minutes du terrain nous appelons La Mole, " F-JIBP pour un complet chez vous "…, ils font la moue à La Mole : le contrôleur nous refuse l'accès, " le terrain est interdit aux ULM, c'est indiqué sur les cartes ". Nous le remercions et poursuivons sur Cuers. Heureusement, nous apprendrons par la suite que la taxe d'atterrissage est prohibitive !

A Cuers, c'est l'heure du repas et il n'y a pas de contrôle, nous n'avons pas besoin d'essence, juste de bouger un peu pour relâcher nos tensions. Le bar de l'aéro Club du Var est ouvert, on est bien accueilli, on discute, " vous venez d'où ? … en ULM ?…c'est possible ça ? "…

Après décollage de Cuers, nous contactons Hyères pour passer entre leur CTR et la P62 et rejoindre le cheminement VFR de bord de mer. Le contrôle nous demande de passer dans la CTR et de rappeler Carqueiranne, soit presque vertical leur terrain... bien visible !

Puis nous enchaînons les points SW, W, WA, SE, S, SW WB, WA que nous avions enregistré dans le GPS (les entrer dans une route aurait été encore plus simple) On longe donc toute la côte, de cap en cap, à 700 ft au-dessus de l'eau. Fabuleux ! que de ports, de bateaux, de baies, de petites plages…


Toulon et sa rade.


A Montpellier, nous hésitons, la brume semble monter très haut, une directe Toulouse 4500 ft ou un transit par Carcassonne? Nous jouons la sécurité : par Carcassonne et nous demandons un transit côtier vers Béziers par le point WS.

Montpellier accepte et nous signale une erreur sur la carte : le point de report est SW...(et non WS).

Ok pour SW. Ce point est la magnifique cathédrale de Maguelone perchée sur un petit piton entouré d'eau.


Port Camargue et la pointe de l'Espiguette (le phare est le point ES)


Puis la ville de Sète. En approchant du Cap d'Agde, nous contactons Béziers et demandons la météo locale. Il fait beau nous dit le contrôleur qui nous autorise une verticale terrain à 1500 ft. Nous quittons donc les brumes côtières et cap sur Béziers-Vias.

Passé Béziers, nous décidons l'escale à Lézignan. Bravo Papa n'a qu'un fond de 100LL Corse dans ses bidons, et oui, il n'a pas bu depuis Propriano !

A Lézignan, on se sent déjà un peu chez nous, dans notre jardin ! L'inquiétude de la météo s'estompe d'autant que le vent est favorable (12 à 15 kt). Ce terrain est immense et pourrait facilement accueillir le Tour ULM 2004, il y a des choses à survoler autour… Le contrôleur est très sympa et nous donne un contact pour organiser cette escale.

Ajout de 20 litres et cap sur St Orens par le château de Lastours… l'autoroute vers Toulouse est bouchée, immense train de voitures immobiles sur deux files …

Arrivée Lasbordes pour la 16 et vent calme (5kt). Quelques heures après arrivera un gros orage et la première pluie tant attendue !

En résumé, la météo a été : un bon vent arrière à l'aller, un petit vent arrière au retour et, on arrive juste avant un gros orage ... elle est pas belle la vie en ULM !

En tout, 10h30 au compteur, et plein les yeux du bleu-Méditérranée, de calanques, de ports, de villes...

A bientôt sur nos lignes, pour une prochaine lecture …

Le pilote : Gérard Benigni.
L'assistant-pilote : Gabriel Aüllo.


Un grand MERCI à Gérard Benigni pour nous avoir fait partager cette aventure.

Si vous désirez, vous aussi, nous envoyer vos textes et photos, faites les parvenir par mail à webmaster@actmp.com ou laissez les documents au secrétariat de l'Aéro Club. Merci d'avance et bons vols.

Le Webmaster.

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